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Compression
Algorithmes de compression pour les
applications de surveillance IP, avantages et inconvénients de
chacun d'eux
Aujourd'hui, de plus en plus de systèmes de surveillance
fonctionnent en réseau : c'est la raison pour laquelle il devient
urgent d'adopter des systèmes de surveillance IP, afin de
maîtriser la transmission d'images numériques à partir de ces
systèmes.
Fort heureusement, la solution existe sous la forme d'un
algorithme de compression approprié. Cet article a pour objectif de
faciliter ce choix en analysant certains algorithmes de compression
spécifiques et leurs avantages respectifs. Cinq algorithmes
principaux de compression d'image sont utilisés dans l'industrie de
la surveillance aujourd'hui. On rencontre certains plus fréquemment
que d'autres. Il s'agit des formats MPEG, H.261 & H.263 pour les
images animées/vidéos, et des formats JPEG, JPEG 2000 et Wavelet
pour les images fixes.
Algorithmes clé de compression
JPEG signifie Joint Photographic Experts Group (le comité
responsable du développement de cette norme et de son successeur,
la norme JPEG 2000). Le format de compression JPEG est le plus
répandu aujourd'hui. Comme son nom l'indique, il a été conçu
pour traiter la compression d'images fixes simples. De ce fait, il
traite les sorties vidéo comme des images fixes. Il offre un taux
très élevé de compression, mais une qualité d'image médiocre,
ou des taux de compression légèrement moindres avec une bonne
qualité d'image. Si des " flous ", parfois sous la forme
de " blocs ", apparaissent sur vos images, c'est que votre
taux de compression est trop élevé, comme le montre l'exemple
ci-dessous à droite (Figure 2) :
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Figure 1 : Image originale |
Figure 2 : Image JPEG trop compressée |
Des taux de compression élevés signifient également que les
fichiers image sont réduits en supprimant une quantité de pixels
stockés, de sorte que la qualité de l'image affichée en pâtit.
D'autre part, le format JPEG réalise une compression grâce à de
nombreuses techniques, parfois complexes, dont la "
quantification " ou la suppression d'informations redondantes
incluses dans toute image numérique, mais qui n'ajoute rien à la
qualité de l'image.
Le format JPEG 2000 met à jour cette norme en incorporant des
ondelettes qui éliminent essentiellement les effets de blocs à des
niveaux de compression supérieurs et le remplacent par un flou
général qui perturbe moins l'œil (voir la figure 3 ci-dessous).
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Figure 3 : Image compressée au format
JPEG 2000 à l’aide d’ondelettes |
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Comme son nom l'indique, il a été conçu
pour traiter la compression d'images fixes simples. De ce fait, il
traite les sorties vidéo comme des images fixes. Il offre un taux
très élevé de compression, mais une qualité d'image médiocre,
ou des taux de compression légèrement moindres avec une bonne
qualité d'image. Si des " flous ", parfois sous la forme
de " blocs ", apparaissent sur vos images, c'est que votre
taux de compression est trop élevé, comme le montre l'exemple
ci-dessous à droite (Figure 2) :
Motion JPEG ou M-JPEG fournit un taux élevé de
compression et convient particulièrement aux images animées ou à
la vidéo. Pour l'essentiel, le format M-JPEG considère la sortie
vidéo comme une série d'images JPEG. Les avantages de cette norme
sont les mêmes que celle du format JPEG puisque les techniques de
compression sont les mêmes. Les deux normes sont relativement
similaires en terme de technologie utilisée pour compresser des
données et peuvent, par conséquent, servir à fabriquer des
appareils de codage et de décodage rentables. Ces normes se
prêtent à leur tour à la production à moindre frais de caméras
réseau, de magnétoscopes numériques et de serveurs vidéo.
Note : La plupart des caméra Axis utilise les formats de
compression JPEG et M-JPEG. Les applications de vidéosurveillance
utilisent systématiquement ces formats pour leur portabilité
universelle, leur souplesse de manipulation image par image et la
qualité des images fixes.
MPEG signifie Motion Picture Experts Group. Ce comité a
été fondé à la fin des années 1980 dans le but de créer une
norme de codage pour les images animées incluant le son. Il a
depuis donné naissance aux formats MPEG-1, MPEG-2 et MPEG-4. La
nouvelle génération de normes comprendra les format MPEG-7 et
MPEG-21.
- MPEG-1 a été lancé en 1993 et représentait la
première norme publique. Le format MPEG-1 a repris les
techniques de compression vidéo développées pour la norme
JPEG, auxquelles on a ajouté d'autres techniques pour coder
efficacement les séquences vidéo. Avec le format de
compression vidéo MPEG, seules les nouvelles parties d'une
séquence vidéo sont incluses, tandis que les pixels de l'image
qui ne changent pas sont simplement réutilisées, ce qui limite
la quantité de données à compresser. La norme MPEG-1 est
utilisée pour stocker des vidéos numériques sur des CD par
exemple. Elle se concentre sur le taux de compression plutôt
que sur la qualité de l'image. Beaucoup l'utilisent pour créer
une sortie vidéo de qualité magnétoscope bien qu'étant
numérique.
- MPEG-2 a cherché avant tout à accroître la technique
de compression de la norme MPEG-1 afin de couvrir des images
plus grandes et de meilleure qualité, aux dépens d'un taux de
compression plus faible et donc d'une utilisation plus élevée
de la bande passante. Il fournit également davantage de
techniques avancées pour améliorer la vidéo à un même
débit de 1,5 Mbps. Le coût élevé de la norme MPEG-2 la rend
difficile à utiliser dans les applications de surveillance en
temps réel, mieux adapter pour compresser la sortie vidéo
numérique destinée au stockage sur des DVD.
Note : La norme MPEG-2 a été retenue en France pour la
diffusion en clair des chaînes de Télévision Numérique
Terrestre (TNT) qui verra le jour au printemps 2005. Le serveur
vidéo AXIS 250S est
capable de diffuser sur un réseau IP des images provenant d'une
source MPEG-2.
- MPEG-4 prend en charge les applications où la bande
passante disponible est faible, telles que les téléphones
portables et les PDA (assistants numériques personnels), mais
sert également pour les images de haute qualité et les
applications sans limite de bande passante. Les films sont
maintenant compressés à l'aide de la norme MPEG-4 et les
téléphones portables vidéo utilisent également cette norme.
Les formats MPEG-2 et MPEG-4 couvrent une gamme de tailles
d'image, de taux d'image et d'usages de bande passante.
| MPEG |
-1 |
-2 |
-4 |
| Débit numérique maxi (Mbps) |
1.86 |
15 |
15 |
| Largeur de l'image (pixels) |
352 |
720 |
720 |
| Hauteur de l'image (pixels) |
288 |
576 |
576 |
| Fréquence de l'image (fps) |
30 |
30 |
30 |
Figure 4 : Tableau de comparaison MPEG illustrant la
différence de taille et de taux d'image ainsi que l'utilisation
de la bande passante selon les version du format MPEG
Note : Les caméras Axis de nouvelle génération comme
l'AXIS 210 et l'AXIS
211 utilisent simultanément les formats JPEG, M-JPEG et
MPEG-4 pour satisfaire les exigences dans tous les domaines.
H.26x, le terme communément employé pour désigner les
algorithmes de compression H.261 et H.263, a été conçu
spécialement pour la vidéoconférence et, de ce fait, il sert à
transmettre des données audio et vidéo par des lignes de bande
passante extrêmement limitées dont les lignes téléphoniques
analogiques du réseau téléphonique public communauté.
Cependant, puisque la capacité du réseau et la disponibilité
de la bande passante deviennent de moins en moins problématiques,
elles sont susceptibles d'être moins favorisées par le monde de la
surveillance IP avec le temps.
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